Polémique autour des propos de Modeste Bahati : Une tempête dans un verre d’eau !

La controverse née autour des déclarations du sénateur Modeste Bahati Lukwebo sur la question constitutionnelle en République démocratique du Congo continue d’agiter l’arène politique, comme une hydre médiatique qui se nourrit de fragments de phrases sortis de leur contexte. À l’origine pourtant, une conférence de presse tenue le 4 Mars 2026 où plusieurs sujets majeurs ont été abordés, notamment la sécurité nationale, les initiatives diplomatiques de paix et certaines questions économiques.‎‎

Au cours de cet échange avec la presse, le sénateur s’était également exprimé sur ce qu’il considère comme une cabale entourant l’acquisition de la succursale de Bukavu de la société Bralima, une affaire qu’il décrit comme un véritable labyrinthe stratégique impliquant certaines officines, la direction de l’entreprise ainsi que le cabinet d’avocats Liedekerke, dans une opération liée au groupe brassicole international Heineken. Mais ce dossier, pourtant central, a été relégué dans l’ombre d’un mirage politique né d’une question inattendue posée par un journaliste.‎‎

Interrogé sur la modification de la Constitution, le sénateur avait simplement évoqué la nécessité de transformer d’abord les mentalités avant de toucher aux textes. Dans sa logique, la Constitution ne constitue pas un totem juridique immuable, mais son efficacité dépend surtout des hommes chargés de l’appliquer. Sortie de son contexte, cette réflexion a été transformée en une chimère politique, donnant l’impression d’une opposition frontale à toute réforme constitutionnelle.‎‎

Cette interprétation a alors déclenché une véritable tempête médiatique, alimentée par des lectures fragmentaires de son intervention. Selon lui, certains observateurs ont extrait quelques phrases comme on détache une relique verbale, en ignorant l’architecture globale de sa pensée et le cadre réel dans lequel ces propos avaient été prononcés.‎‎

Face à cette situation, Modeste Bahati Lukwebo a choisi d’adopter une posture d’apaisement, présentant ses excuses pour toute incompréhension. Dans le même temps, il a réaffirmé sa loyauté envers le président de la République Félix Tshisekedi et son engagement au sein de l’Union Sacrée de la Nation, rappelant que les débats institutionnels doivent s’inscrire dans une agora politique responsable, loin des passions.‎‎

Au-delà de la polémique, cet épisode rappelle que la politique congolaise ressemble parfois à une odysée démocratique, où chaque mot prononcé par une figure publique peut devenir un symbole amplifié par l’opinion. Dans ce théâtre politique, certaines controverses apparaissent moins comme des crises réelles que comme de simples oracles médiatiques, annonçant des tempêtes qui, finalement, se dissipent aussi vite qu’elles sont apparues.‎‎‎

Ezaboto YOMBUE ‎

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