Ce dimanche 12 avril 2026, à 10h01 précises, le Centre de captage d’Eyamba a été le théâtre d’un moment rare, presque mystique : la mise en service du deuxième forage de la REGIDESO à Kabinda.
Il est des instants où la technique s’efface devant la symbolique, où l’ingénierie épouse le sacré. À Eyamba, sous un ciel complice et dans une atmosphère chargée d’espérance, l’eau a jailli comme une bénédiction longtemps attendue. À 10h01, l’instant s’est figé, presque liturgique, consacrant l’avènement d’un ouvrage que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier de providentiel.
Ce deuxième forage, fruit d’un labeur titanesque, porte l’empreinte d’une détermination rare. Sous la houlette éclairée de Habacuc Kiabu Mulenda, chef de centre secondaire de la REGIDESO à Kabinda, l’ouvrage s’érige en symbole d’endurance, de maîtrise et de vision. L’homme, désormais décrit dans certains cercles comme le “démiurge de l’eau potable”, incarne une forme de fluviarchie symbolique, où la gestion de l’eau prend des allures presque transcendantes.
Les agents de la REGIDESO et ceux de l’entreprise BBC (Boris Business Company) ont été mobilisés sur le terrain, poursuivant parallèlement les travaux du forage n°1, encore en cours d’exécution. Cette synergie technique illustre la continuité d’un chantier structurant pour la ville héroïque de Kabinda.
La récente visite d’une délégation venue s’enquérir de l’évolution des travaux n’a fait que renforcer l’aura de ce projet. Témoins privilégiés d’une œuvre en gestation, ses membres ont quitté les lieux avec la conviction d’avoir assisté à la naissance d’un tournant majeur pour la desserte en eau potable dans la ville.
Car au-delà des chiffres et des installations, ce forage est plus qu’une infrastructure : il est une promesse tenue, une bouffée d’oxygène vitale pour des milliers de consommateurs longtemps confrontés aux caprices de l’approvisionnement. Il redonne souffle, restaure la dignité et réenchante le quotidien.
À Eyamba, l’eau ne coule plus seulement : elle raconte une histoire, celle d’une volonté collective, d’un engagement sans faille et d’une foi inébranlable en des lendemains meilleurs. Une histoire qui, à Kabinda, s’écrit désormais avec des accents résolument dithyrambiques.
Ezaboto YOMBUE
