
La population du quartier Kadibuntu, dans la localité de Tshofa, lance un cri d’alarme face à la pollution de la source de Nakayi, principale source d’eau potable de la contrée.
Les habitants interpellent directement les responsables du projet PRISE, dont l’arrêt des activités complique aujourd’hui l’accès à une eau saine.

Ce vendredi 10 avril 2026, les agents de l’hygiène de l’aire de santé CSMI ont organisé un salongo spécial autour de la source de Nakayi afin d’améliorer l’écoulement de l’eau et assainir les lieux. Malgré ces efforts communautaires, plusieurs impuretés ont été constatées dans l’eau, pourtant utilisée quotidiennement par la population comme eau potable.
Selon les agents de santé, cette situation constitue un réel danger pour la santé publique, notamment avec le risque de maladies hydriques telles que la diarrhée, le choléra et la fièvre typhoïde. Ils appellent ainsi à une prise de conscience collective pour protéger cette source vitale.

La structure sanitaire locale, dirigée par Yambu Musongie Bovic, a été saluée pour son engagement dans cette initiative communautaire. Toutefois, les agents d’hygiène estiment que leurs moyens restent limités face à l’ampleur du problème et lancent un SOS aux autorités locales ainsi qu’aux personnes de bonne volonté pour soutenir la construction et la réhabilitation des sources d’eau.
Par ailleurs, les habitants de Tshofa déplorent vivement l’arrêt du projet PRISE, qui avait déjà amorcé des travaux importants, notamment la construction d’un château d’eau dans la zone. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la reprise de ce projet apparaît aujourd’hui comme une solution durable pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable.
Face à cette situation préoccupante, la population de Tshofa interpelle officiellement les responsables du projet PRISE, les autorités territoriales et les partenaires au développement afin qu’une action urgente soit engagée pour restaurer la qualité de l’eau et garantir l’accès à une eau potable salubre pour tous.
Jacques Nyembo
