La Constitution de la République démocratique du Congo, adoptée en 2006, n’est plus pour Augustin Kabuya un simple texte juridique : elle est devenue un grimoire politique, chargé des compromis et des compromis du passé. Selon lui, le pays est aujourd’hui lié par des “sorts invisibles” qui entravent l’énergie vitale de ses institutions. Il ne s’agit pas de révisions timides, mais d’un véritable rituel politique, destiné à libérer la nation de ses chaînes historiques.
Le secrétaire général de l’UDPS affirme avec force que la Constitution actuelle, héritage d’accords politiques d’antan, est dépassée. Chaque article, selon Kabuya, agit comme une rune figée, empêchant le pays d’exprimer pleinement sa souveraineté et sa modernité. Modifier ce texte n’est pas une simple réforme, c’est une incantation politique, un acte de transmutation destiné à rétablir l’équilibre entre pouvoir et peuple.
Kabuya insiste : le peuple doit être partie prenante de ce rituel. Une Constitution qui ne reflète pas la volonté citoyenne est comme un talisman brisé, dépourvu de toute légitimité. Pour lui, le changement ne peut être qu’intégral et profond, un processus où chaque Congolais devient témoin et acteur de sa propre destinée, et où le texte fondateur renaît pour incarner pleinement les aspirations nationales.
Face aux critiques et aux résistances, le leader politique reste inflexible. Les opposants, dit-il, tremblent devant l’inconnu, mais la vraie puissance réside dans le courage politique et la maîtrise des forces institutionnelles. Chaque ligne de la Constitution est un sort à manier avec sagesse, et quiconque ose la manipuler sans comprendre ses runes s’expose à l’échec. La politique congolaise, selon Kabuya, est un rituel où pouvoir et loi s’entrelacent comme les fils invisibles d’un ensorcellement ancestral.
Ainsi, le message d’Augustin Kabuya est clair : la Constitution doit être touchée, remodelée, voire remplacée, pour libérer le pays des envoûtements du passé et préparer la RDC à un avenir où la démocratie, la justice et le pouvoir citoyen se conjuguent. Le sort est lancé, la potion politique est en préparation, et l’ombre des compromis anciens est appelée à se dissiper pour laisser place à un texte nouveau et puissant, au service exclusif du peuple congolais.
Ezaboto YOMBUE
