
L’audience de la Cour de cassation consacrée au dossier de l’ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, a été marquée ce lundi 27 Juillet 2026 par de vives tensions à Kinshasa.
Après plusieurs incidents intervenus au cours des débats, l’ancien ministre a quitté la salle d’audience, dénonçant ce qu’il considère comme un « complot » politique et un traitement judiciaire « arbitraire ».
Prenant la parole avant son départ, Constant Mutamba a affirmé avoir combattu « un système mafieux » qu’il accuse de contribuer à la destruction du pays et à l’appauvrissement de la population. Il a soutenu avoir été condamné de manière injuste et arrêté illégalement, évoquant également une hospitalisation de dix mois.
L’ancien garde des Sceaux a par ailleurs déclaré que, lors de l’accueil des Léopards organisé par le président Félix Tshisekedi à l’esplanade du Palais du Peuple, plusieurs Congolais avaient réclamé sa libération. Selon lui, cette manifestation de soutien aurait contrarié ses adversaires politiques. Il affirme détenir des enregistrements audio et accuse certains réseaux d’avoir relancé un dossier qu’il considère comme déjà clos afin de justifier de nouvelles poursuites à son encontre.
Sur le plan de la procédure, Constant Mutamba a contesté la régularité de la citation à prévenu, qu’il estime entachée de « fausses mentions ». Il a indiqué que ses avocats avaient demandé la présentation de cette citation au cours de l’audience, accusant le greffier d’avoir fourni des informations inexactes. Il a également affirmé avoir saisi le Tribunal de grande instance pour contester cet acte de procédure, sans succès.
Selon lui, la Cour lui aurait aussi refusé la possibilité de soulever des exceptions de procédure et de présenter les moyens de défense qu’il jugeait nécessaires.Estimant ne pas pouvoir « cautionner l’arbitraire », Constant Mutamba a décidé de quitter l’audience.
Avant de partir, il a lancé une déclaration marquante : « Qu’ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë comme Socrate et je mourrai pour la justice et la vérité. »
À l’heure de la publication de cet article, la Cour de cassation ne s’était pas encore officiellement prononcée sur les accusations formulées par l’ancien ministre. La procédure judiciaire se poursuit conformément aux dispositions légales en vigueur.
*Redaction*
