Dans la province de Lomami, une plénière tenue ce mercredi 20 mai 2026 a provoqué un véritable séisme politique, au point de faire réagir au-delà des murs de l’Assemblée Provinciale. Ce qui s’est joué n’était pas un simple débat parlementaire, mais une orientation assumée qui touche au cœur du fonctionnement institutionnel.
Le Député Provincial Jean MBANGA NGOYI, alias Ata Bintu, élu du Territoire de Kabinda, a porté une motion d’incidence qui a immédiatement capté l’attention de ses collègues. Dans une prise de position claire, il a appelé à repenser le rythme politique actuel marqué par les tensions et les confrontations répétées entre institutions.
Au centre de son intervention, il a mis en avant la nécessité de privilégier la stabilité institutionnelle, en s’inscrivant dans la vision nationale du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Une référence qui donne à son initiative une portée qui dépasse largement le cadre provincial.
Sa proposition phare, le gel des motions et pétitions au niveau de l’Assemblée Provinciale et de l’exécutif provincial, a été défendue comme un moyen de freiner les tensions politiques et de recentrer l’action publique sur la gouvernance et le développement. Une idée qui divise habituellement, mais qui cette fois a trouvé un écho majoritaire.
Le vote est venu confirmer la force de cette orientation : 19 voix pour, 2 contre, sur 21 députés présents. Un résultat qui traduit un consensus politique rare, et qui reconfigure temporairement les rapports de force au sein de l’hémicycle provincial.
Dans ce contexte, cette prise de position, portée par un cadre du parti AGR|N lié au Professeur Adolphe Lumanu, s’impose comme un signal fort envoyé à l’ensemble du microcosme politique congolais : celui d’une volonté de réduire les crispations et de repositionner le débat politique autour de la stabilité et de l’efficacité institutionnelle.
Redaction
