Depuis quelques jours, l’information circule telle une traînée de poudre. Les 1 200 dollars américains destinés à l’achat d’une Moto pour le Conseil Provincial de la Jeunesse (CPJ) de Lomami ont disparu sans laisser de trace tangible, laissant derrière eux une promesse inachevée et une Moto introuvable. Ce qui devait être un outil de mobilité pour la Jeunesse Provinciale s’est transformé en une affaire opaque, marquée par l’absence de preuves matérielles et par des explications tardives. La Moto annoncée n’a jamais été présentée, ni physiquement, ni administrativement, ouvrant la voie à des soupçons persistants sur la destination réelle des fonds.
Le Don, consenti par Dieudonné NKISHI KAZADI, notable et fils de la Lomami, répondait à une préoccupation clairement exprimée par les représentants du CPJ : les difficultés de déplacement dans une Province vaste et enclavée. L’intention était précise, l’objectif unique, le montant défini. Pourtant, entre l’engagement initial et l’aboutissement attendu, la chaîne de responsabilité s’est distendue. Aucune communication officielle n’a été faite à temps pour informer les membres du CPJ, ni pour rendre compte de l’utilisation des fonds, créant un climat de malaise interne et de méfiance progressive.
D’abord traitée comme une affaire interne, la situation a rapidement débordé dans l’espace public. Les rumeurs relayées dans les médias et sur les réseaux sociaux ont trouvé un terrain fertile dans le silence prolongé des dirigeants du CPJ. L’absence de clarification rapide, l’absence de documents justificatifs et l’absence de restitution visible du Don ont contribué à transformer un simple retard d’explication en une crise de crédibilité, désormais difficile à contenir.
Face à la pression croissante, le Directeur de Cabinet du donateur, Emmanuel MUSOKO KALUNGA, est intervenu publiquement pour apporter une mise au point. Il affirme que la totalité des 1 200 dollars a été remise au Secrétaire du CPJ, Fidèle Tshibambe, et que ce dernier avait confirmé l’achat effectif de la Moto. Cette version a cependant été contredite par un message ultérieur faisant état d’une autre affectation des fonds, évoquant le paiement du loyer et des frais de transport, sans lien direct avec l’objectif initial de cette dotation.
Au terme de cette séquence, le constat reste inchangé : La Moto n’est pas localisée et l’usage des fonds demeure contesté. Pour la Fondation Dieudonné NKISHI KAZADI, l’objectif du don n’a pas été respecté et la responsabilité doit être clarifiée. Au-delà des personnes impliquées, cette affaire met en lumière les failles de gouvernance et de transparence au sein des structures de jeunesse. Lorsque la destination d’un don devient floue, la confiance collective vacille, laissant la jeunesse face à une exigence désormais incontournable : celle de la redevabilité.
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