*ESURSI/RDC : le Ministère hausse le ton contre les établissements fictifs,les extensions et les auditoires délocalisés*

Le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations durcit le ton contre les établissements d’enseignement supérieur fonctionnant en dehors du cadre légal.

Dans un communiqué officiel daté du 28 août 2026 parvenu à radio veritas.cd, le ministère rappelle que les mesures de fermeture visant certaines extensions et auditorats délocalisés identifiés durant l’année académique 2025-2026 restent pleinement en vigueur.

Le ministère précise également que le traitement des nouvelles demandes d’autorisation de fonctionnement, d’agrément et de prise en charge est suspendu jusqu’à nouvel ordre. Par conséquent, aucun établissement ne peut se prévaloir d’une nouvelle autorisation ou d’un agrément obtenu durant cette période sans un acte réglementaire exprès de l’autorité compétente.

*Pas de diplôme reconnu sans établissement légalement autorisé


Le message adressé aux parents et aux étudiants est sans équivoque : seuls les établissements régulièrement autorisés et agréés sont habilités à organiser les enseignements, inscrire les étudiants et délivrer des titres académiques.

Le ministère met particulièrement en garde contre les structures qui tenteraient de fonctionner sur la base d’un simple accusé de réception, d’une demande d’autorisation en cours d’examen ou de tout autre document administratif ne constituant pas une autorisation officielle.

Avant toute inscription ou tout paiement, les parents et étudiants sont ainsi invités à exiger la référence de l’arrêté ministériel autorisant le fonctionnement de l’établissement et, le cas échéant, son agrément ainsi que le site concerné.

*Les établissements fermés dans le collimateur

Le ministère demande aux responsables des établissements, aux présidents des conseils d’administration et aux conférences provinciales des chefs d’établissements de signaler sans délai toute réouverture irrégulière d’un site fermé, toute création non autorisée ainsi que toute campagne d’inscription contraire aux mesures prises par la tutelle.

Les établissements légalement reconnus doivent, quant à eux, afficher clairement leurs actes d’autorisation et d’agrément dans leurs avis et annonces d’inscription.

À travers ce communiqué, le ministère appelle donc à la vigilance et à la responsabilité de tous, avec un objectif affiché : protéger les étudiants et les familles, mais aussi préserver la crédibilité du système national d’enseignement supérieur et universitaire en République démocratique du Congo.

Pour les étudiants et parents, le mot d’ordre est désormais clair : avant de payer les frais d’inscription, vérifier d’abord la légalité de l’établissement.

Gabriel NSAKA

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