
C’est avec un mélange d’indignation profonde et de soulagement mesuré que le Cadre de Concertation de la Société Civile de Lomami a réagi à la suspension de six sous-proveds par le Proved Charles LOBO MIKOBI, dans la Province éducationnelle Lomami 1.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et de gravité, cette structure citoyenne affirme que « trop, c’est trop », face aux dérives qui minent depuis plusieurs mois le secteur éducatif provincial.
Au centre de cette crise, la dilapidation présumée des fonds issus des quotités provinciales suscite colère et incompréhension au sein de la population.
Pour le cadre provincial de la société civile, ces ressources représentent bien plus que de simples lignes budgétaires : elles incarnent l’espoir des parents, les sacrifices des familles et l’avenir des enfants de Lomami.
« Voir ces moyens détournés de leur mission est une blessure morale pour toute la communauté », déplore Me Augustin KITENGIE alias Haut Sommet, Président du cadre de concertation.
Face à cette situation jugée alarmante, la suspension des responsables concernés est perçue comme un acte de courage administratif. Elle ravive, selon la société civile, une lueur d’espoir dans un système éducatif fragilisé.
« Cette décision redonne foi en la capacité de nos institutions à se redresser et à protéger l’intérêt général », souligne-t-elle, tout en appelant à aller au-delà des mesures conservatoires.
Le Cadre de Concertation de la Société Civile de Lomami salue avec insistance la décision du Proved Charles LOBO MIKOBI, qu’il considère comme une rupture nette avec les pratiques décriées des anciens dirigeants du secteur éducatif.
Pendant des années, déplore-t-il, les fonds issus des quotités provinciales, les dons ainsi que les frais liés aux bulletins scolaires ont été gérés dans une opacité totale, sans impact visible sur le terrain. Or, ces ressources sont notamment destinées à assurer le transport des bulletins scolaires, dont la régularité pourrait aujourd’hui être compromise en raison du non-respect du circuit normal de gestion financière. Face à cette situation préoccupante, la Société Civile appelle à l’implication urgente des autorités politico-administratives afin que les fonds détournés soient restitués et réaffectés au bénéfice du système éducatif.Cependant, cette satisfaction reste teintée de vigilance.
Le Cadre de Concertation insiste sur le respect strict des principes de justice et du droit à la défense, rappelant que la quête de vérité ne doit jamais céder à la précipitation ou à l’arbitraire. Il appelle à des enquêtes rigoureuses, transparentes et impartiales, afin que les responsabilités soient établies sans équivoque.
Dans un ton à la fois ferme et empreint d’espoir, la société civile met en garde contre toute tentative de récupération politique de cette affaire. Elle exhorte les acteurs publics à faire preuve de hauteur et de responsabilité, car
« l’éducation de nos enfants mérite mieux que les querelles d’intérêts ».
En conclusion, le Cadre de Concertation de la Société Civile de Lomami lance un appel solennel à une refondation morale du secteur éducatif. Entre douleur face aux dérives constatées et espoir d’un renouveau, il réaffirme son engagement à accompagner toute initiative visant à restaurer la dignité, la transparence et l’excellence dans l’éducation au sein de la Province de Lomami.
Rédaction
