*À Lomami, les autorités provinciales disent oui à l’inclusion des femmes dans la gestion de la res publica(plaidoyer de la SFPS ).*

À KABINDA-ville, les autorités provinciales de Lomami ont exprimé leur volonté de renforcer la place des femmes dans les instances de prise de décision et dans les mécanismes de paix-securité.

Ces engagements font suite aux séances de plaidoyer organisées les jeudi 14 et vendredi 15 mai 2026 par la Synergie des Femmes pour la Paix et la Sécurité (SFPS).

La première rencontre s’est tenue jeudi avec le Vice-Gouverneur de province de Lomami, tandis que la seconde a eu lieu vendredi avec l’Honorable Président de l’Assemblée provinciale.

Au cours de ces échanges, les membres de la SFPS ont présenté aux autorités provinciales de LOMAMI plusieurs préoccupations liées à la situation des femmes et des filles dans la province.

À travers des notes de plaidoyer remises officiellement, elles ont mis en lumière les difficultés persistantes en matière de gouvernance inclusive et de participation des femmes aux processus de paix.

Dans une interview accordée à la rédaction de Veritas.cd, Madeleine NGOIE LUBO, Point Focal de la Synergie a indiqué que sa structure a notamment relevé la faible représentation féminine dans les institutions provinciales.

Selon les données présentées, la province ne compte qu’une seule femme parmi les dix ministres provinciaux, une seule femme chef de division sur une cinquantaine de responsables administratifs, ainsi que trois femmes députées provinciales sur vingt-six élus.La SFPS a également dénoncé la faible présence des femmes dans les structures de paix et de sécurité, où leur participation reste très limitée.

Les responsables de la Synergie ont aussi évoqué plusieurs réalités qui freinent l’épanouissement des femmes et des jeunes filles, notamment les mariages précoces, l’abandon scolaire, le chômage, la pauvreté, les violences basées sur le genre et le harcèlement sexuel en milieu scolaire.

Pour la SFPS, l’exclusion des femmes des espaces décisionnels constitue un obstacle majeur à la paix durable et au développement harmonieux de la province.

En réaction, les autorités provinciales ont salué cette initiative portée par les femmes de Lomami. Elles ont encouragé la SFPS à poursuivre ces actions de sensibilisation non seulement à Kabinda, mais aussi à Mwene-Ditu et dans les cinq territoires de la province.

À l’issue des différentes rencontres, les autorités provinciales ont signé un Acte d’Engagement en faveur de l’inclusion des femmes dans les instances décisionnelles et les processus de paix.

Par cet engagement, elles promettent notamment de promouvoir une représentation plus équitable des femmes dans les institutions provinciales et locales, de soutenir leur accès aux postes de responsabilité et de leadership, ainsi que de renforcer leur participation aux mécanismes de paix, de sécurité et de médiation.

Les signataires se sont également engagés à soutenir des politiques sensibles au genre, à lutter contre le harcèlement et les discriminations envers les femmes engagées en politique, et à encourager des campagnes de sensibilisation contre les pratiques socioculturelles discriminatoires.Un mécanisme conjoint de suivi sera mis en place entre les autorités provinciales et la Synergie des Femmes pour la Paix et la Sécurité afin d’évaluer régulièrement les progrès réalisés.

Pour la SFPS, ces engagements représentent une étape importante vers une gouvernance plus inclusive et une meilleure participation des femmes au développement et à la consolidation de la paix dans la province de Lomami.

Redaction

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