Aurifié par sa participation au Forum national des affaires coutumières 2026, véritable grand conseil des gardiens des terres et des lignées, il est revenu investi d’un message clair : réhabiliter la force du pouvoir coutumier comme socle vivant de la paix, de l’ordre et de l’harmonie communautaire.
Face à la presse, le notable coutumier s’est exprimé en dépositaire de la mémoire collective, appelant les chefs de groupements, chefs de terres et gardiens des trônes à se ressaisir. Dans une adresse empreinte de gravité, il les a exhortés à incarner pleinement leur rôle de régulateurs des équilibres sociaux, à veiller sur leurs terroirs comme sur un héritage sacré, et à préserver l’unité des clans face aux vents de division.
« Le pouvoir coutumier, a-t-il martelé en substance, n’est pas une simple fonction : il est une charge sacrée, un pacte silencieux avec les ancêtres et les générations futures. » Ainsi, il a insisté sur la nécessité d’étouffer à la racine tout conflit coutumier ou intercommunautaire, afin d’éviter que les fissures locales ne deviennent des fractures durables.

Dans cette dynamique, Antoine Milanda dit Kakuha Kateme dikumbi 2, a rappelé que chaque chef, du village au groupement, demeure un gardien du sceptre invisible de l’autorité traditionnelle, tenu d’encadrer son peuple avec sagesse, rigueur et sens du devoir. Il a également plaidé pour la reconnaissance effective et la prise en charge des autorités coutumières, piliers discrets mais essentiels de la stabilité nationale.
Son message, à la croisée du politique et du sacré, sonne comme une réaffirmation des fondements du pouvoir traditionnel : protéger l’ordre ancestral, préserver la paix des terres et transmettre intact l’héritage des ancêtres.
À Kabinda, ce retour n’est pas qu’un simple déplacement achevé : il s’apparente à une reprise de parole des gardiens de la tradition, appelés à se lever, à se discipliner et à restaurer la dignité du pouvoir coutumier au cœur des communautés.
Redaction
