*RDC : Réarmer la production nationale pour rompre avec la dépendance [ Tribune de NKISHI ] *

La République démocratique du Congo fait face à une hémorragie économique structurelle : chaque année, plusieurs milliards de dollars quittent le territoire pour financer l’importation de biens de première nécessité. Ce phénomène, loin d’être conjoncturel, traduit une désarticulation profonde entre consommation et production nationales. Il en résulte une fragilisation de la monnaie, un affaiblissement du tissu économique et une incapacité persistante à transformer le potentiel interne en richesse durable.

‎Dieudonné NKISHI KAZADI, Président du Parti politique Congo Positif explicite que cette dépendance s’explique par un recul prolongé des secteurs productifs, notamment agricole et industriel. Alors même que le pays dispose d’atouts naturels considérables, les filières locales peinent à répondre à la demande intérieure, laissant place à une substitution massive par les importations. Comme l’a démontré Adam Smith, la vitalité d’une économie repose sur l’articulation cohérente entre production et consommation  un équilibre aujourd’hui rompu au détriment de l’économie nationale.

‎Il ne s’agit ni d’une fatalité ni d’une contrainte extérieure irréversible, mais bien d’un déficit de stratégie économique cohérente et soutenue dans le temps. L’absence de politiques de soutien efficaces, conjuguée à une ouverture non maîtrisée du marché, a contribué à affaiblir les capacités productives locales. Friedrich List soulignait déjà l’importance pour les nations en développement de protéger et structurer leurs industries naissantes afin d’éviter une dépendance prolongée.

‎Dans cette optique, Dieudonné NKISHI indique que l’urgence consiste à réorienter les priorités nationales vers la relance de la production locale. Cela implique des mesures concrètes : investissements ciblés dans l’agriculture, incitations fiscales pour l’industrie, amélioration des infrastructures et promotion des chaînes de valeur locales. Au-delà des politiques publiques, il s’agit également d’engager une transformation des comportements économiques, en valorisant la consommation des produits nationaux comme levier de souveraineté.

‎Le leader du Parti Congo Positif rencherit que la RDC dispose d’un marché intérieur considérable et d’un potentiel humain significatif. La question n’est donc pas celle des moyens, mais celle de l’orientation stratégique. Restaurer l’autonomie économique suppose des décisions fermes, cohérentes et durables. À défaut, le pays continuera de fonctionner comme un marché de consommation au service des autres économies, au détriment de sa propre prospérité.

Rédaction

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