L’absentéisme des enseignants affectés en milieu rural demeure une préoccupation majeure pour les autorités éducatives de la Province éducationnelle de Lomami 1. Dans une interview exclusive accordée à Radio VERITAS ce lundi 13 avril 2026 dans son bureau, le Directeur Provincial de contrôle et paie des enseignants (DIPROCOPE) a dénoncé avec fermeté le comportement de certains enseignants qui abandonnent leurs postes pour rester en ville, notamment à Kabinda.
Selon le DIPROCOPE Lomami 1, le fait pour un enseignant de quitter son lieu d’affectation pour s’installer en ville constitue une faute grave qui compromet la qualité de l’éducation des élèves en milieu rural.
« Abandonner son milieu de travail pour venir s’installer en ville est tout à fait gravissime et inacceptable. Un enseignant qui refuse d’assumer ses fonctions là où il est affecté ne peut pas continuer à être considéré comme enseignant », a-t-il déclaré.
Le responsable éducatif a également pointé du doigt la responsabilité des chefs d’établissement qui couvriraient certains enseignants absents. Il a averti que des sanctions seront prises contre tout responsable complice de telles pratiques.
« Si cette pratique est avérée, nous allons nous en prendre aux chefs d’établissement qui couvrent ces enseignants. Nous gérons les postes et non les individus. Tout enseignant qui refuse de servir là où il est affecté sera remplacé », a-t-il insisté.
Dans son intervention, Guy MUSONGO a insisté sur la nécessité d’une gouvernance participative dans le secteur éducatif. Il a appelé les parents à jouer un rôle actif dans le suivi de la scolarité de leurs enfants, notamment en dénonçant tout cas d’absentéisme.
« L’école est un bien communautaire. Lorsque les parents constatent que les enfants ne sont pas encadrés convenablement, ils ont l’obligation de dénoncer ces pratiques afin que des mesures correctives soient prises », a-t-il souligné.
Pour le DIPROCOPE Lomami 1, la qualité de l’éducation demeure un facteur déterminant pour le développement de la province de Lomami. Il a rappelé que la formation de la jeunesse constitue une priorité pour assurer la relève des cadres intellectuels de la province.
« L’éducation est l’arme la plus forte pour transformer une nation. Une province qui néglige l’éducation ne peut pas espérer son émergence », a-t-il conclu.
Face à cette situation, l’autorité éducative invite les parents à rester vigilants et à signaler tout cas d’enseignants absents, afin de garantir un encadrement régulier des élèves dans les milieux ruraux.
Gabriel NSAKA
